Lors de l'étude expérimentale, les conditions sont déterminées directement par le(s) chercheur(s). Il est difficile d'extrapoler pour les humains les résultats des études réalisées sur des cellules ou sur des animaux. Les conditions d'absorption des radiofréquences peuvent être différentes chez les humains puisque l'absorption de l'énergie du rayonnement RF dépend des propriétés diélectriques, de l'orientation, de l'uniformité des champs, de la taille et de la géométrie des sujets exposés, de la longueur d'ondes du rayonnement, de l'exposition en champ proche ou éloigné et du degré d'exposition partiel ou entier de l'organisme (Stuchly, 1998).

Nombre d'études sur les effets de l'exposition à des rayonnements RF ont été effectuées sur des volontaires humains.


Dans cette section, les recherches expérimentales humaines se trouvent sous les titres suivants :

Les études sur la fonction cérébrale portent à la fois sur l’EEG et la fonction cognitive.

Hermann and Hossmann (Journal of Neurological Sciences 1997; 152: 1- 14) ont publié une bonne revue des téléphones mobiles et de leurs effets sur les fonctions cérébrales. Les auteurs ont inclu des détails sur les recherches in vitro et in vivo, ainsi que les recherches sur les humains. Une mise à jour de cette revue a été publiée en 2003.

Hamblin et Wood (2002) ont également révisé les études sur les effets des émissions des téléphones mobiles sur l'activité du cerveau humain et le cycle du sommeil.

Cook et ses collègues (2006) ont publié une revue des études menées de 2001 à 2005 sur les effets physiologiques et cognitifs des champs de radiofréquences modulées à fréquence extrêmement basse (ELF) et de champs magnétiques ELF et discutent des différentes méthodes utilisées pour mesurer les effets physiologiques, y compris les études sur l’EEG examinées à la section suivante. Ces auteurs notent que l’imagerie fonctionnelle et métabolique du cerveau peut être réalisée par différentes méthodes, dont les suivantes :

- l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), pour mesurer le débit sanguin dans le cerveau;
- la spectroscopie par résonance magnétique (SRM), pour mesurer les concentrations de neurotransmetteurs;
- la tomographie par émission de positons (TEP), pour mesurer le débit sanguin cérébral, le métabolisme et l’occupation des neurorécepteurs;
- la tomographie monophotonique d’émission (TEM), pour mesurer le débit sanguin et le métabolisme.

Ces auteurs formulent toutefois la mise en garde suivante : les détecteurs TEM  et TEP sont sensibles aux champs magnétiques à un seuil d’environ 100 µT. Les études basées sur ces méthodes devraient donc utiliser des témoins pour s’assurer que les détecteurs TEM et TEP ne sont pas eux-mêmes altérés par l’exposition. Cette mise en garde peut valoir également pour l’exposition aux RF, en particulier si les composantes électroniques connexes produisent d’importantes émissions ELF.

Cook et al. notent également que les systèmes par résonance magnétique produisent des champs qui peuvent provoquer chez les rongeurs des comportements comparables à ceux dus aux opiacés et altérer les comportements affectifs des rongeurs et des humains. Autre lacune de ces méthodes, elles détectent les événements survenant relativement tardivement, par exemple le débit sanguin et le métabolisme qui se produisent des secondes ou des minutes après le début de l’activité cérébrale.

Valentini et al. (2007) carried out a comprehensive review of the neurophysiological effects of mobile phones emissions. This review included EEG studies as well as those involving cognitive function.


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