r e


     
 


EEG

L'électroencéphalogramme (EEG) trace l'activité électrique des cellules nerveuses du cortex sur le cuir chevelu. L'EEG se compose de " bandes " distinctes définies par la fréquence des ondes. Les bandes à basse fréquence (8 à 12 cycles), appelées bandes alpha, s'observent le mieux dans la zone pariéto-occipitale. Celles à plus haute fréquence, appelées bandes bêta, sont habituellement plus proéminentes dans les zones frontale et centrale. Le rythme alpha s'observe le mieux lorsque le sujet est éveillé mais calme, et qu'il a les yeux fermés (Emerson, 1995). L’activité électrique du cerveau se caractérise également par l’amplitude ou la puissance des oscillations. On parle de synchronisation lorsque l’amplitude augmente et de désynchronisation lorsqu’elle diminue. La désynchronisation/ synchronisation (ERD/ERS) est une technique au cours de laquelle la puissance d’une bande de fréquence précise de l’EEG correspond au changement relatif de puissance entre deux conditions expérimentales. Cette mesure intra-sujet du changement relatif de la puissance entre deux conditions expérimentales est exprimée en pourcentage (Krause et al., 2004).

Cook et ses collègues (2006) notent que l’EEG et autres techniques similaires peuvent s’utiliser plus facilement sur des sujets volontaires que les méthodes d’imagerie cérébrale, car elles ne produisent aucun rayonnement ionisant ni aucun champ magnétique élevé. Il peut toutefois y avoir des interférences provenant des champs ELF et RF. Voici l’une de leurs observations : « Les électrodes et les fils de l’EEG peuvent agir comme des antennes pouvant a) injecter du courant dans le cuir chevelu du sujet et b) induire sur les fils de l’EEG des potentiels d’une amplitude nettement supérieure à celle des signaux du cerveau qui sont mesurés. Il est donc pratiquement impossible d’obtenir des mesures fiables durant l’exposition ».

Une autre méthode consiste à utiliser le magnétoencéphalogramme (MEG), qui offre une meilleure résolution spatiale que l’EEG. Cependant, cette méthode comporte elle aussi des inconvénients, du fait que l’activité magnétique cérébrale enregistrée est très faible et que le MEG est extrêmement sensible aux bruits externes.

Certaines études ont été faites sur des sujets éveillés au repos (tableau 2). Reiser (1995) a observé un changement du tracé de l'EEG chez les sujets exposés à 900 MHz, mais d'autres chercheurs ont fait valoir que de tels changements peuvent être provoqués par une modification du niveau d'attention. Roschke et Mann (1996) n'ont relevé aucun changement chez des volontaires bien portants de sexe masculin exposés à 900 MHz, et Hietanen et al. (2000) n'ont observé aucun effet sur les EEG d'une exposition à des téléphones cellulaires utilisant des fréquences de 900 et de 1800 MHz. Huber (2002) a observé des changements dans la gamme alpha pendant l'exposition à un rayonnement modulé par impulsions.Regel (20067) a obtenu des résultats similaires, 30 minutes après une exposition à des ondes modulées par impulsion, mais n’a observé aucun changement durant une exposition à ondes continues. Quant à Croft (2002), il a constaté une diminution de l’activité dans l’hémisphère droit, dans la bande de fréquences de 1-4 Hz, et une augmentation tributaire de la durée d’exposition dans la bande des fréquences 8-12 Hz, dans les zones postérieures à la ligne médiane. Selon Cook (2004), 30 % des variations du rythme alpha qu’il a observées durant son étude seraient dues à l’exposition au champ magnétique pulsé. Utilisant un EEG télémétrique, Kramareko (2003) a constaté qu’après une exposition de 20 à 40 secondes à un signal téléphonique de 900 MHz, les sujets présentaient une activité à ondes lentes dans les zones frontales et temporales controlatérales, qui durait une seconde et se répétait toutes les 15 à 20 secondes. Les ondes lentes ont progressivement disparu dans les dix minutes qui ont suivi la fin du signal. Hinrikus (2004) a observé des changements dans le rythme alpha de certains sujets, sans pour autant noter de changement statistiquement significatif entre l’exposition réelle et l’exposition fictive. The same authors (Hinrikus 2007) found an increase in alpha and beta power when subjects were exposed to 450 MHz RFR .

Auteurs
Subjets
Exposition
Expérience
Témoins
Effets du CEM
Reiser et al, 1995 36 volontaires 18 hommes et
18 femmes
902 MHz, modulattion par impultion à
217 Hz
EEG enregistré pendant 1 h. Exposition dans la deuxième période de 15 minutes Exposition fictive
Simple issu
Puissance accrue du signal EEG dans la bande alpha2, bêta1, and bêta2 pendant et après l'expostion. Significative uniquement pour bêta1.
Roschke and Mann,1997 27 hommes bien protants.
Âge moyen = 27 ans.
900 MHz
densité de puissance 0,05 mW/cm², à 40 cm du dessus de la tête.
EEG à 9 - 12 h.
Deux enregistrements de 10 minutes, distants de 30 minutes.
Exposition fictive, randomisée à simple insu. Aucune différence des densités de puissance spectrales dans les EEG.
Hietanen et al, 2000 9 femmes (âge moyen = 47 ans), 10 hommes (âge moyen = 38 ans) volontaires et en santé. 5 types d'appareils utilisés :3 NMT 900 MHz;1 numérique GSM 900 MHZ;1 numérique PCN 1 800 MHz; 20 minutes chacun, à 1 cm de la tête. EEG enregistré en période de veille Exposition fictive, randomisée à simple insu Sur180 tests statistiques, une seule différence significative en puissance absolue, mais pas en puissance relative
Huber et al. '02 16 sujets masculins en santé 900 MHz, modulé par impulsions ou à ondes continues, pendant 30 minutes à 10 h 30. Exposition fictive également. Expérience en double aveugle. EEG enregistré à 11 h et ce pendant 8 heures..   La puissance a augmentée dans la gamme alpha pendant l'état éveillé. Ces résultats ont été observés avec les raywar impulsions, mais pas avec les ondes continues.
Croft, Chandler, et al. '02 24 subjets (16 hommes) Signal téléphonique de 900 MHz en mode écoute. Puissance moyenne estimée de 3 à 4 mW. Étude en simple insu. Avec exécution d’une tâche de discrimination auditive.

EEG au repos et durant une tâche auditive. Exposition fictive utilisée.

 

Diminution de l’activité dans l’hémisphère droit, dans la bande de 1 à 4 Hz. Augmentation de l’activité tributaire de la durée d’exposition dans la bande de 8-12 Hz, dans les zones postérieures à la ligne médiane.

Curcio et al. '05 20 subjects (10 male) 900 MHz, pulse-modulated (SAR~0.5W/kg), for 45 minutes. Double-blind. Also sham - randomized. EEG at rest. In one group of 10 recording after exposure. In other group during last 5 minutes of exposure.  

Spectral power greater at 9 and 10 Hz in alpha range. Effect greater when EMF on during the EEG recording .

Regel et al., '07 24 hommes en de santé

900 MHz (ondes modulées par impulsions ou continues) pendant 30 minutes sur l’hémisphère gauche. Étude randomisée en double insu, selon un plan croisé, avec exposition fictive.

EEG à 0, 30 et 60 minutes après une exposition modulée par impulsions.

 

Augmentation du rythme alpha à 10-11 Hz et 12 Hz, 30 minutes après une exposition (modulée par impulsions)

Hinrikus '07

13 subjects
(4 male)

450 MHz pulse-modulated at 7, 14, and 21 Hz. Double-blind and randomized, with sham. Two sets of recording for both exposure and sham.

EEG at rest. Two five-cycle (1 min off and 1 min on) series.

Increase in alpha and beta power in first 30 sec of exposure period at modulation frequencies 14 and 21 Hz.

Tableau 1 : Effets sur l'activité électrique du cerveau (EEG) de l'exposition aux radiofréquences à l'état de veille

Le tracé normal de l’EEG varie dans les deux stades de sommeil. Ainsi, les ondes bêta sont plus fréquentes durant le sommeil paradoxal (mouvements oculaires rapides), que l’on associe au stade de traitement de l’information. Le stade de sommeil lent est quant à lui associé aux ondes delta et thêta. Les deux stades durent environ 90 minutes et se répètent environ cinq fois par nuit.

D'autres études ont examiné les effets du rayonnement RF sur des sujets endormis
(tableau 2 ). Wagner (1998) n'a pas réussi à reproduire ses résultats antérieurs (1996) faisant état d'une effet de suppression des mouvements oculaires rapides (REM) et d'une modification de l'EEG chez des hommes volontaires bien portants exposés à des champs électromagnétiques de 900 MHz. Borbely (1999) a observé une légère réduction de la durée de la période d'éveil des sujets endormis. On a en outre constaté qu'une exposition de 30 minutes à un CEM avant le sommeil modifiait l'EEG enregistré pendant la période de sommeil subséquente (Huber, 2000). Toutefois, aucune différence n'a été relevée dans la latence du sommeil, dans les stades de sommeil ni dans l'éveil des sujets endormis.
Des résultats similaires ont été rapportés durant une étude menée en 2002, bien que les changements n’ont alors été observés qu’avec un signal modulé par impulsions.

Lebedeva et al. (2001) ont découvert une augmentation de la densité de pouvoir alpha et dans la relation des changements de sommeil, mais fournissent peu de détails sur l'exposition EMF utilisée dans leur expérience.Loughran (2005) a constaté une diminution durant la latence du sommeil paradoxal. Cet auteur note également une augmentation de la densité spectrale de puissance dans la gamme alpha, durant la période initiale du sommeil suivant l’exposition. D’autres groupes ont aussi observé ce résultat, comme l’indique le tableau 2. However, Hung (2007) tested their study subjects with exposure to a cell phone in "talk", "listen", "standby", and "sham" modes, and found that after "talk" mode, there was a significant delay in sleep latency compared with "listen" and "sham" modes. In "talk" mode there is a higher SAR rating and both 8 and 217 Hz components.



Auteurs
Sujets
Exposition
Expérience
Témoin
Effets du CEM
Mann et al, 1996 12 hommes bien portants,âge moyen = 22,3 ans. 900 MHz, de 23 h 00 à 7 h 00, téléphone à la tête du lit, à 40 cm du dessus de la tête.Densité de puissance 0,05 mW/cm². EEG pendant le sommeil pour 3 nuits (une nuit d'adaptation). Exposition fictive, une nuit, randomisée à double insu. Latence du sommeil réduite.Baisse de la durée et du pourcentage de sommeil REM.Augmentation de la densité moyenne de puissance pendant le sommeil REM dans toutes les bandes, et notamment alpha.
Wagner et al, 1998 24 hommes bien portants,âge moyen = 26 ans. 900 MHz, de 23 h 00 à 7 h 00. Antenne circulaire à 40 cm sous l'oreiller.Densité de puissance 0,2 W/m².DAS 0,3 W/kg au-dessus de la tête; 0,6 derrière le cou. Comme ci-dessus. Comme ci-dessus. Pas de changement significatif.
Borbely et al, 1999 1999 24 hommes bien portants,âge moyen = 22,6 ans 900 MHz, de 23 h 00 à 7 h 00, marche-arrêt à intervalles de 15 min.3 antennes, 30 cm du dessus de la tête.DAS 1 W/kg EEG pendant le sommeil pour 2 nuits, en deux séances à une semaine d'intervalle (première nuit pour l'adaptation chaque semaine). Comme ci-dessus. Pas de différence dans la latence ni dans les stades du sommeil.Durée réduite des sujets endormis, uniquement pour l'exposition fictive la première semaine.Puissance spectrale accrue lors du premier sommeil non REM, dans les bandes 10-11 Hz et 13,5-14 Hz.
Huber et al, 2000 16 hommes bien portantsSommeil limité à 4 h la nuit précédant l'expérience. 900 MHz, pendant 30 min. avant le sommeil, à 9 h 45 ou 10 h 15.Antenne à 11 cm du côté droit ou gauche de la tête.DAS 1 W/kg EEG pendant le sommeil pour 3 h. Comme ci-dessus. Comme ci-dessus. Pas de différence dans la latence ni dans les stades du sommeil, ni dans la durée de l'éveil des sujets endormis.Densité de puissance accrue dans les bandes 9,75-11,25 Hz et 12,25-13,25 Hz, lors des 30 premières minutes du sommeil non REM. Les deux hémisphères touchés.
Huber et al. '02

16 hommes en bonne santé.

900 MHz, ondes modulées par impulsion ou continues, pendant 30 minutes à 22 h 30. Aussi exposition fictive. Expérience en double insu.

EEG enregistré à 23 h pendant 8 h.

 

Augmentation de la puissance dans la gamme alpha, à l’état de veille, durant une exposition à des ondes modulées par impulsion; aucun changement durant l’exposition à ondes continues

Loughran et al., 2005

50 sujets, dont 27 hommes. Étude en double insu, selon un plan croisé

Ondes modulées par impulsion de 894,6 MHz pendant 30 minutes avant le sommeil.

EEG enregistré pendant la nuit

 

Diminution de la latence du sommeil paradoxal. Augmentation de la puissance dans la gamme alpha durant les 30 premières minutes de la première phase de sommeil lent.

Fritzer et al., 2007

10 sujets, 10 témoins; jeunes adultes de sexe masculin. Étude randomisée à l’insu.

Ondes modulées par impulsions de 900 MHz durant toute la nuit, pendant six nuits. Sujets témoins non exposés

Nuit de référence, puis 2e et 6e nuits après l’exposition - EEG, EOG et EMG  

 

Aucun effet significatif sur les paramètres du sommeil

Hung et al., 2007

10 young males.
Randomized to different modes; double-blind.

Pulsed 900 MHz for 30 minutes at 13.30 h, after sleep restriction the previous night. Cell phone exposure in "Talk", "listen", "standby", or "sham" mode EEG during exposure and for 90 minutes after. Significant delay in sleep latency after "talk mode, compared wit "listen" and "sham" modes.

Tableau 2 : Effets sur l'activité électrique du cerveau (EEG) de l'exposition aux radiofréquences pendant le sommeil.


Le tableau 3 résume les études réalisées sur des sujets en train d'effectuer diverses tâches. Freude, Eulitz et leurs collaborateurs (1998a,b, 2000) ont observé certaines variations sur les EEG enregistrés pendant l'exécution de certaines tâches, mais les résultats qu'ils ont obtenus n'étaient pas cohérents.
Ils ont toutefois été incapables de reproduire ces résultats durant une étude ultérieure (Krause, 2004). Dans le cadre d’une étude de répétition partielle, ces mêmes auteurs ont observé des effets subtils, mais incohérents, dans la gamme alpha (Krause, 2007). Jech (2001) a pour sa part noté des changements dans l’EEG durant l’exécution de tâches visuelles. Papageorgiou (2004) a également constaté que l’énergie de base de l’EEG était plus élevée chez les hommes et que l’exposition aux CEM diminuait l’énergie de l’EEG chez les hommes, mais augmentait chez les femmes. De plus, dans le cadre d’une petite étude pilote, Hamblin (2004) a noté quelques signes d’activité neuronale à la suite d’une exposition à un téléphone cellulaire durant l’exécution d’une tâche auditive. Ils ont mesuré les potentiels évoqués cognitifs et observé une diminution de l’amplitude et de la latence d’une composante sensorielle (N100), ainsi que de la latence d’une composante cognitive ultérieure (P300) durant l’exposition active. Les mêmes auteurs, dans le cadre d’une étude beaucoup plus large et mieux conçue, n’ont toutefois recueilli aucune indication qu’une exposition aiguë au téléphone cellulaire, durant l’exécution de tâches auditives et visuelles, avait une incidence sur l’activité cérébrale. Papageorgiou (2006) a aussi examiné les potentiels évoqués cognitifs en réponse à un stimulus sonore et a constaté une augmentation de l’amplitude de la composante P50 évoquée par un stimulus de basse fréquence et une diminution en réponse à un stimulus de haute fréquence. Cette étude a toutefois porté sur un petit nombre de sujets et semble avoir été menée en simple insu. Papageorgiou (2004) a constaté que l’énergie de l’EEG de base était plus élevée chez les hommes et que l’exposition aux CEM diminuait l’énergie de l’EEG chez les hommes mais l’augmentait chez les femmes. Il a toutefois été impossible de reproduire ces résultats dans une étude ultérieure (Krause, 2004). De plus, dans le cadre d’une petite étude pilote, Hamblin (2004) a observé des signes d’activité neuronale en réponse à l’exposition au téléphone cellulaire durant une tâche auditive. Dans une autre étude, Hinrichs (2004) a noté que l’exposition à un champ GSM n’avait pas eu d’incidence sur les tâches de mémoire, bien que les champs magnétiques évoqués – mesurés par un magnétoencéphalogramme – aient été altérés. Krause (2006) a étudié les effets de champs électromagnétiques produits par un téléphone mobile sur les tracés de l’EEG de 15 enfants, durant l’exécution d’une tâche de mémoire auditive. Il a constaté que les signaux produits par le téléphone mobile avaient une incidence sur le réponse, dans la gamme de fréquences comprises entre 4 et 8 Hz. Pour sa part, Maby (2006) a noté que, lorsque des sujets étaient exposés à un CEM produit par un téléphone mobile en présence d’un stimulus sonore, il y avait augmentation de l’amplitude de l’onde P200 dans la zone frontale. Les patients épileptiques ont quant à eux présenté une prolongation de la composante N100 dans la zone frontale controlatérale.



Auteurs
Sujets
Exposition
Expérience
Témoin
Effets du CEM
Freude et al, 1998 16 hommes bien portants,âgés de 21 à 26 ans. 916 MHz, contact avec l'oreille gauche.DAS (crête spaciale) = 1,42 mW/G dans 1 g et 0,882 mW/g dans 10 g. EEG pendant 2 tâches - tapotement des doigts; observation visuelle. Exposition fictive, simple insu. Tâche 1 - pas d'effet sur l'EEG.
Tâche 2 - baisse des potentiels de l'onde lente dans les régions centrale droite et temporo-pariétale.
Eulitz et al, 1998 13 hommes bien portants,âgés de 21 à 27 ans. 916 MHz, contact avec l'oreille gauche. EEG pendant des tâches de discrimination auditive. Exposition fictive, simple insu. Baisse de la puissance spectrale dans les bandes 18,75-31,25 Hz pendant les tâches. Effets surtout dans l'hémisphère gauche.
Freude et al, 2000 2000 Hommes bien portants.Âge moyen 25 ans. 916 MHz, contact avec l'oreille gauche. EEG pendant 2 expériences, distantes de 6 mois.#1 : observation visuelle.#2 : même tâche plus 2 autres - tapotement des doigts et tâche à 2 stimuli. Exposition fictive, simple insu. Pas de différence dans l'exécution des tâches.Baisse des potentiels de l'onde lente pendant observation visuelle aux positions centrale et pariétale-temporale-occipitale, surtout dans l'hémisphère droit, confirmée dans l'expérience 2.Pas d'effet significatif dans les deux autres tâches.
Krause et al, 2000 2000 16 volontaires bien portants, dont 8 femmes.Âge moyen 23 ans. 902 MHz, antenne à 20 cm de la région temporale postérieure droite. EEG pendant une tâche de mémoire auditive. Exposition fictive, simple insu. Pas de différence dans 3 des erreurs pendant l'exécution.Augmentation de puissance des bandes 8 - 10 Hz au repos.Modification des EEG pendant la tâche dans les 4 bandes de fréquences.
Krause et al, '00 24 healthy volunteers
right-handed;
12 women
As above EEG during visual memory task As above

No difference in # of errors or in reaction times
EEG responses altered in 6-8 and 8-10 Hz bands during task, especially in left hemisphere

 

Croft, Chandler, et al. '02 24 subjets (16 hommes)

Téléphone de 900 MHz en mode écoute. Puissance moyenne estimée de 3 à 4 mW. Étude en simple insu. Exécution d’une tâche de discrimination auditive.

EEG réalisé au repos et pendant une tâche auditive. Utilisation d’une exposition fictive.

 

Diminution de l’activité dans l’hémisphère droit dans la bande 1-4 Hz. Augmentation de l’activité tributaire de la durée d’exposition dans la bande 8-12 Hz, dans les zones postérieures à la ligne médiane.

Papageorgiou '04 19 subjets, 9 hommes 900 MHz

EEG durant l’exécution d’une tâche de mémoire

 

Énergie de l’EEG de base plus élevée chez les hommes. L’exposition aux RF diminue l’énergie de l’EEG chez les hommes, mais l’augmente chez les femmes

Papageorgiou '06

19 sujets, dont 9 hommes

900 MHz.

EEG durant l’exécution d’une tâche auditive

Augmentation de l’amplitude des PAR (P50) en présence de stimulus de basse fréquence et diminution avec des stimulus de haute fréquence

Hamblin ‘06

120 sujets. Étude en double insu

900 MHz; DAS : 0,11 W/kg

EEG durant l’exécution de tâches auditives et visuelles

Aucune différence avec l’exposition fictive dans les composantes N100 et P300 des PAR

Krause '06

 

15 enfants âgés de 10 à 14 ans

902 MHz

EEG durant l’exécution d’une tâche de mémoire

L’exposition aux rayonnements RF a modulé les tracés de l’EEG durant le codage mnésique à une fréquence de 4 à 8 Hz et durant les tâches de reconnaissance à 4-8 Hz et 15 Hz

Krause '07

36 sujets dans chaque expérience. Étude en double insu

902 MHz, ondes continues et modifiées par impulsions. Chaque hémisphère exposé séparément.

EEG durant l’exécution de tâches auditives et visuelles.

 

Effets « modestes », mais irréguliers sur les réponses oscillatoires dans la gamme 8-12 Hz, cet effet étant même observé avec l’exposition fictive - différences entre les 2 hémisphères.

Tableau 3 : Effets sur l'activité électrique du cerveau (EEG) de l'exposition aux radiofréquences pendant diverses tâches.

Yuasa (2006) reported that 30 minutes of cell phone use had no effect on the human sensory cortex, measured by somatosensory evoked potentials from the hand sensory area of the right hemisphere after left median nerve stimulation. The same group (Inomata-Terada 2007) measured motor evoked potentials in the human cortex , brain stem, and spinal nerve elicited by transcranial magnetic stimulation, before and after 30 minutes exposure to RFR from a cell phone. No effect was seen from the RFR exposure.

Deux autres études ont examiné les effets d'un traitement - le traitement par émission de rayonnements à faible énergie - sur l'EEG et les profils du sommeil. Ce traitement consiste à utiliser des fréquences qui se situent dans la gamme des radiofréquences, mais qui sont bien inférieures aux radiofréquences utilisées en téléphonie cellulaire. Ce traitement, qui est utilisé pour traiter les troubles du sommeil, consiste à émettre des rayonnements de 27,12 MHz, modulés en amplitude à 42,7 Hz, au moyen d'une pièce buccale conductrice d'électricité placée en contact direct avec la muqueuse buccale. Le DAS maximal estimé dans la muqueuse buccale est inférieur à 10 W/kg et il se situe entre 0,1 et 100 mW/kg, dans les tissus du cerveau. Ces dernières mesures se situent dans les limites prescrites dans le Code de sécurité 6.

D'Andrea, Chou, Johnston, et Adair (2003) ont passé en revue la recherche faite sur les EEG d'humains exposés à des rayonnements RF et affirment qu' " aucune conclusion ne peut être tirée de la présente recherche sur les EEG-EMG. " Ils notent que la plupart des recherches n'ont pas été reproduites, souffre d'un manque de dosimétrie, n'ont pas de mesure adéquate du DAS dans la tête et contiennent des détails limités sur l'exposition.

Dans un examen d’articles publiés entre 2001 et 2005, Cook, Saucier, Thomas et Prato (2006) font l’observation suivante :


« ... les données portent à croire que de brèves expositions peuvent induire des changements mesurables dans l’activité électrique du cerveau humain, en particulier dans la gamme des fréquences alpha (8 à 13 Hz), dans les régions postérieures du cuir chevelu. Cette observation ressort également de l’examen fait par Hamblin et Wood (2002) sur les effets des téléphones mobiles sur le tracé de l’EEG et les variables du sommeil. Fait intéressant à souligner, cet effet a aussi été noté dans plusieurs études sur les ondes mégamétriques (Cook et al., 2004, 2005; Ghione et al., 2005), ce qui laisse croire qu’il pourrait s’agir d’une réponse non spécifique à la stimulation intermittente des champs pulsés, car les champs ELF continus (Lyskov et al., 1993; Crasson et Legros, 2005) n’ont pas tendance à produire le même effet ».

Auteurs
Bise W.
Titre
Low power radio-frequency and microwave effects on human electroencephalogram and behavior.
Journal
Physiolo Chem Phys. (1978).  10(5):387-398.

Auteurs
Borbely AA, Huber R, Graf T, Fuchs B, et al.
Titre
Pulsed high-frequency electromagnetic field affects human sleep and sleep encephalogram.
Journal
Neuroscience Letters 1999; 275: 207 - 210.
Sommaire>

Autores
Carrubba S, Frilot C, Chesson AL Jr, Webber CL Jr, Zbilut JP, Marino AA.
Titulo
Magnetosensory evoked potentials: consistent nonlinear phenomena.
Revista
Neurosci Res. (2008). 60(1):95-105.

Auteurs
Carrubba S, Frilot C 2nd, Chesson AL Jr, Marino AA.
Titre
Mobile-phone pulse triggers evoked potentials.
Journal
Neurosci Lett. Dec 3, 2009. Ahead of print

Authors
Croft R, Chandler JS, Burgess AP, Barry RJ, et al.et al.
Title
Acute mobile phone operation affects neural function in humans
Journal
Clinical Neurophysiology 2002;113:1623
Go to summary >

Auteurs
Croft RJ, Leung S, McKenzie RJ, Loughran SP, Iskra S, Hamblin DL, Cooper NR.
Titre
Effects of 2G and 3G mobile phones on human alpha rhythms: Resting EEG in adolescents, young adults, and the elderly.
Journal
Bioelectromagnetics April 28, 2010 Ahead of print.

Auteurs
Danker-Hopfe H, Dorn H, Bornkessel C, Sauter C.
Titre
Do mobile phone base stations affect sleep of residents? Results from an experimental double-blind sham-controlled field study.
Journal
Am J Hum Biol. (2010). 22(5):613-8.

Auteurs
Curcio G, Ferrara M, Moroni F, D'Inzeo G, et al.
Titre
Is the brain influenced by a phone call? An EEG study of resting wakefulness.
Journal
Neurosci Res 2005;53:265-270.
Sommaire>



Auteurs
Eulitz C, Ullsperger P, Freude G, Elbert T.
Titre
Mobile phones modulate response patterns of human brain activity.
Journal
NeuroReport 1998;9:3229 - 3232.
Sommaire >


Auteurs
Freude G, Ullsperger P, Eggert S, Ruppe I.
Titre
Effects of microwaves emitted by cellular phones on human slow brain potentials.
Journal
Bioelectromagnetics 1998;19:384 - 7.
Sommaire>

Auteurs
Freude G, Ullsperger P, Eggert S, Ruppe I.
Titres
Microwaves emitted by cellular telephones affect human slow brain potentials.
Journal
European Journal of Applied Physiology 2000; 81:18 - 27
Sommaire >


Authors
Fritzer G, Goder R, Friege L, Wachter J et al.
Title
Effects of short- and long-term pulsed radiofrequency electromagnetic fields on night sleep and cognitive functions in healthy subjects.
Journal
Biolectromagnetics 2007;28:316-325.
Go to summary >



Auteurs
Hamblin D, Wood AW, Croft RJ, Stough C
Titre
Examining the effects of electromagnetic fields emitted by GSM phones on human event-related potentials and performance during an auditory task
Journal
Clinical Neurophysiology 2004;115:171-178.
Sommaire >


Auteurs
Hamblin D, Croft RJ, Wood AW, Stough C, et al.
Titre
The sensitivity of human event-related potentials and reaction time to mobile phone emitted electromagnetic fields.
Journal
Bioelectromagnetics 2006;27:265-273.
Sommaire >


Auteurs
Hietanen M, Kovala T, Hamalainen A-M.
Titre
Human brain activity during exposure to radiofrequency fields emitted by cellular phones
Journal
Scandinavian Journal of Work and Environmental Health 2000;26:87-92
Sommaire>



Auteurs

Hinrichs H, Heinze H-J.
Titre
Effects of GSM electromagnetic field on the MEG during an encoding-retrieval task.
Journal
Neuroreport 2004;15:1191-1194.
Sommaire>


Auteurs
Hinrikus H, Bachmann M, Lass J, Tomson R, et al.
Titre
Effect of 7, 14, and 21 Hz modulated 450 MHz microwave radiation on human electroencephalographic rhythms.
Journal
Int J Radiat Biol 2007;84:69-79.
Sommaire>



Auteurs

Huber R, Graf T, Cote KA, Wittman L, et al.
Titre
Exposure to pulsed high-frequency electromagnetic field during waking affects human sleep EEG.
Journal
NeuroReport 2000;11:3321-3325.
Sommaire>


Auteurs
Huber R, Treyer V, Borbely AA, Schuderer J, et al.
Title
Electromagnetic fields, such as those from mobile phones, alter regional cerebral blood flow and sleep and waking EEG.
Journal
J Sleep Res 2002;11:289-235.
Sommaire>


Auteurs
Hung CS, Anderson C, Horne JA, McEvoy P.
Titre
 Mobile phone "talk-mode" signal delays EEG-determined sleep onset.
Journal
Neurosci Lett 2007;421:82-6.
Sommaire>

Auteurs
Inomata-Terada S, Okabe S, Arai N, Hanajima R,et al.
Titre
Effects of high frequency electromagnetic field (EMF) emitted by mobile phones on the human motor cortex.
Journal
Bioelectromagnetics 2007;28:553-561.
Sommaire>


Auteurs
Jech R, Sonka K, Ruzicka E, Nebuzelsky, et al.
Titre
Electromagnetic field of mobile phone affects visual event related potential in patients with narcolepsy.
Journal
Bioelectromagnetics 2001;22:519-528.
Sommaire >

Auteurs
Kleinlogel H, Dierks T, Koenig T, Lehmann H,  Minder A, Berz R.
Tit
re
Effects of weak mobile Phone - Electromagnetic fields (GSM, UMTS) on well-being and resting EEG
Journal
Bioelectromagnetics 22 Apr 2008 Ahead of print.



Auteurs
Kramarenko AV, Tan U :
Titre
Effects of high-frequency electromagnetic fields on human EEG: a brain-mapping study.
Journal
Int J Neurosci 2003;113:1007-1019.
Sommaire>


Auteurs
Krause CM, Sillanmäki L, Koivisto M, Häggqvist A, et al.
Titre
Effects of electromagnetic field emitted by cellular phones on the EEG during a memory task.
Journal
NeuroReport 2000;11:761-764
Sommaire>


Auteurs
Krause CM, Sillanmaki L, Koivisto M, Haggquist A, et al.
Titre
Effects of electromagnetic fields emitted by cellular phones on the electroencephalogram during a visual working memory task.
Journal
International Journal of Radiation Biology 2000;76:1659-1667.
Sommaire>


Authors
Krause CM, Haarala C, Sillanmaki L, Koivisto M, et al.
Title
Effects of electromagnetic field emitted by cellular phones on the EEG during an auditory memory task: A double blind replication study.
Journal
Bioelectromagnetics 2004:25:33-40.
Go to summary>


Authors
Krause CM, Bjornberg CH, Pesonen M, Hulten A, et al.
Title
Mobile phone effects on children’s event-related oscillatory EEG during an auditory memory task.
Journal
Int J Radiat Biol 2006;82:443-450.
Go to summary>


Authors
Krause C, Pesonen M, Bjornberg C, Hamalainen H.
Effects of pulsed and continuous wave 902 MHz mobile phone exposure on brain oscillatory activity during cognitive processing.
Journal
Bioelectromagnetics 2007;28:296-308.
Go to summary>



Auteurs

Loughran SP, Wood AW, Barton JM, Croft RJ, et al.
Titre
The effect of electromagnetic fields emitted by mobile phones.
Journal
Neuroreport 2005;16:1973-1976.
Sommaire>



Authors
Maby E, Le Bouquin Jeannes R, Faucon G.
Title
Scalp localization of human auditory cortical activity modified by GSM electromagnetic fields.
Journal
Int J Radiat Biol 2006;82:465-472.
Go to summary>



Auteurs
Mann K, Röschke J.
Titre
Effects of pulsed high-frequency electromagnetic fields on human sleep.
Journal
Neuropsychobiology, 1996;33:41-47.
Sommaire>

Auteurs
Marino AA, Nilsen E, Frilot  
Titre

Consistent magnetic-field induced dynamical changes in rabbit brain activity detected by recurrence quantification analysis.
Journal
Brain Res  (2003). 964(2):317-326.

Auteurs
Marino AA, Nilsen E, Frilot C.
Titre
Nonlinear changes in brain electrical activity due to cell phone radiation.
Journal
Bioelectromagnetics  (2003). 24(5):339-346.

Auteurs
Marino AA, Nilsen E, Frilot C.
Titre
Localization of electroreceptive function in rabbits. 
Journal
Physiol Behav. (2003). 79(4-5):803-810.

Auteurs
Marino AA, Carrubba S.   
Titre

The effects of mobile-phone electromagnetic fields on brain electrical activity: A critical analysis of the literature.
Journal
Electromagnetic Biology and Medicine. (2009). 28(3):250-274.


Auteurs
Papageorgiou CC, Nanou ED, Tsiafakis VG, Capsalis CN, et al.
Titre
Gender related differences on the EEG during a simulated mobile phone signal.
Journal
Neuroreport 2004;15:2557-2560.
Sommaire >


Auteurs
Papageorgiou CC, Nanou ED, Tsiafakis VG, Kapareliotis E, et al.
Titre
Acute mobile phone effects on pre-attentive operation.
Journal
Neuroscience Letters 2006;397:99-103.
Sommaire>


Auteurs

Pasche B, Erman M, Hayduk R, Mitler MM, et al.
Titre
Effects of low energy emission therapy in chronic psychophysiological insomnia.
Journal
Sleep 1996;19:327-336
Sommaire>


Authors
Regel S, Gottselig, J, Schuderr, J, Tinguely, G, et al.
Title
Pulsed radio frequency radiation affects cognitive performance and the waking electroencephalogram.
Journal

Neuroreport 2007;18:803-807.
Go to summary >



Auteurs
Reiser H, Dimpfel W, Schober F.
Titre
The influence of electromagnetic fields on human brain activity.
Journal
European Journal of Medical Research 1995;16:27-32.
Sommaire>


Auteurs
Reite M, Higgs L, Lebet J-P, Barbault A, et al.
Titre
Sleep inducing effect of low energy emission therapy.
Journal
Bioelectromagnetics 1994;15:67-75.
Sommaire>


Auteurs

Röschke J, Mann K.
Titre
No short-term effects of digital mobile radiotelephone on the awake human electroencephalogram.
Journal
Bioelectromagnetics, 1997;18:172 -176.
Sommaire>

Auteurs
Vecchio F, Babiloni C, Ferreri F, Curcio G, Fini R, Del Percio C, Rossini PM.                         
Titre
Mobile phone emission modulates interhemispheric functional coupling of EEG alpha rhythms.
Journal
Eur J Neurosci. (2007). 25(6):1908-13.

Auteurs
Vecchio F, Babiloni C, Ferreri F, Buffo P, Cibelli G, Curcio G, Dijkman SV, Melgari JM, Giambattistelli F, Rossini PM.                              
Titre
Mobile phone emission modulates inter-hemispheric functional coupling of EEG alpha rhythms in elderly compared to young subjects.
Journal
Clin Neurophysiol. Dec 11, 2009 Ahead of print.

Auteurs
Wagner P, Röschke J, Mann K, Hiller W, Frank C.
Titre
Human sleep under the influence of pulsed radiofrequency electromagnetic fields: a polysomnographic study using standardised conditions.
Journal
Bioelectromagnetics, 1998;19:199 - 202.
Sommaire >

Auteurs
Yuasa K, Asai N, Okabe S, Tarusawa Y, et al.
Titre
Effects of thirty minutes mobile phone use on the human sensory cortex.
Journal
Clin Neurophysiol 2006;117:900-905.
Sommaire>

Accueil             Liens              Carte du site               Contacez-Nous
© Centre McLaughlin Centre d'évaluation du risque pour la santé des populations